Prologue d'un livre inachevé...
Prologue
Eddwin rêvait. Un long couloir, au fond, une grande, un gâteau, une pièce montée énorme. Quelqu'un en sortait. Un homme habillé en clown qui tirait sur la jeune fille. Puis tout s'envolait pour laisser place à des petits bonhommes roses et bleus.
Comme quoi, nos rêves ne sont que le miroir de notre conscience... Quand on est fous, on fait des rêves de fous. Mais Eddwin avait juste un penchant pour la folie, comme tous les adolescents de son âge. C'était une jeune fille de 13 ans qui était très sportive, avait son petit caractère et détestait les mathématiques. Et, malheureusement pour elle, elle avait une mère un peu...chiante, comme toute les mères d'ailleurs. *Maman je sais et j'espère que tu ne liras jamais ce livre x)*
« - EDDWIIIIIN DEBOUT !! Je pars faire quelques courses. Alain est partit en déplacement. Sois sage. »
Sonia, l'adorable mère de notre héroïne, n'était pas très futée. Laisser un mot expliquant tout ce qu'elle venait de dire aurait été plus malin, ce qui, en plus, aurait bien mieux plu à Eddwin. Celle-ci fit remarquer son mécontentement.
« - GROUMPFFFF ! Quand est-ce que tu comprendras que je dors à 7H30 MAMAAAAAN !
-Et bien rendors toi ! Tu débarrasseras le petit-déjeuner !
-C'est ça !! »
L'adolescente se leva, enfila une tenue de sport et partit prendre son petit déjeuner. Puis elle le débarrassa et partit mettre ses chaussures. Selon Eddwin, le meilleur moyen d'être en forme était de faire un footing 8H00 du matin. Et c'est exactement ce qu'elle allait faire.
10 tours du stade. *Ce que j'ai réussi à faire 1 fois dans ma vie...*
Pour Eddwin, le solfège ne servait à rien. D'ailleurs si un jour vous me demandez, je vous répondrai sûrement la même chose. Mais comme elle adorait la guitare et la clarinette, elle était obligée de continuer. Ce jour-là, la jeune musicienne avait emmené son livre de Maths et comme sa prof était une incapable, elle pouvait faire ses devoirs. Ce qui était pratique car le solfège était une perte de temps habituellement mais si elle pouvait faire autre chose pendant l'heure de cours, ce n'était pas si mal.
- Ré. C'est ré ! Non, pas un do, un ré ! Enfin, tu n'ouvres jamais tes partitions pendant la semaine ?
- Non, pas vraiment.
- Eh bien...Ne t'étonne pas en tout cas d'avoir des mauvaises notes.
- Oui, madame.
(-5+9)*36-596/3...Edwin ne se rappelait plus si il fallait d'abord faire la parenthèse ou d'abord la multiplication. Bon, elle verrait ça plus tard. « Si un triangle est rectangle, alors le carré de l'hypoténuse est égale à la somme des carrés des deux autres côtés. » Oulà ! Qu'est-ce que ça voulait dire ce charabia... En tout cas, une chose était sur : Eddwin ne serait jamais une grande mathématicienne.
-C'est fini. Revoyez bien la théorie pour la semaine prochaine !
L'heure de la délivrance avait sonné. Plus de clé d'Ut, ni de clé de Fa avant une bonne semaine. Il fallait être fou pour aimer le solfège. Donc personne n'était fou dans ce sens du terme.
Eddwin mit sa guitare sur son dos, sa clarinette à la main et sa raquette de tennis dans l'autre. C'était ce qu'on appelait un mercredi chargé. Mais la musico sportive s'en fichait comme des mathématiques, elle aimait cela alors elle continuait.
Cours de clarinette, cours de guitare, cours de tennis. Direction la voiture. Elle entreprit de chercher sa mère dans les véhicules garés devant le conservatoire. Sonia n'était pas encore arrivée. Pffiiiiou, le temps passait lentement et à 19H00, il faisait froid. Le lampadaire, qui diffusait une couleur orangée, s'éteignit tout à coup. Je vais rentrer à pied, pensa-elle. Malheureusement, on ne décide jamais de ce qui va se passer. Et ce soir-là ne fit pas exception à la règle : une sorte de chose floue la frappa. Elle disparue dans un tourbillon bleu éléctrique sans savoir où celui-ci l'embarquait.
Seuls témoins de la scène : une vieille mégère, à sa fenêtre, qui arrêta de faire circuler ses ragots de peur de disparaître également et un corbeau qui se promit de ne plus jamais faire son nid près des humains, car ils étaient tous aussi dangereux les uns que les autres.